Publié le 27 Juin 2020

Le confort s'invitait partout et surtout dans les réclames comme l'indispensable créditeur du bonheur du foyer. L'épanouissement moderne passait par la possession d'un temps que l'on pensait maîtrisé car dévolu à une machine. 

Machine à laver qui lave la linge à votre place, le mixeur comme aide culinaire, et tous les menus appareils de cuisine pour une découpe parfaite des oeufs, des tomates, des frites, le presse-purée, le moulin à légumes, l'ouvre boîte électrique, tous les appareils étaient là pour rendre la vie d'une femme au foyer plus facile, plus agréable, pour atteindre la perfection martelée dans ce nouvel ordre domestique et domestiqué. Même la beauté s'invitait à la maison avec les casques de coiffure. Ainsi, la femme croyant se libérer, se rendait esclave de son intérieur, du regard des autres, d'un temps voulu libre mais occupé à plus de tâches : la couture, le tricot se rajoutaient au reste... 

Le tic tac de mon horloge me rappelait que ma grand-mère n'avait concédé qu'à la machine à laver et que faisant elle-même le reste, elle se réservait le droit de faire comme son temps le lui permettait. Elle tricotait et cousait ce qui lui plaisait et pas ce qui était indispensable, les commères de cette petite ville la jugaient du haut de l'intérieur de leur cabas à provisions comme leur ennemie jurée. Mamie se moquait éperdument de la découpe imparfaite de ses oeufs et de ses tomates, la clé à sardine et l'ouvre boite manuel s'ajoutaient à d'autres petits ustensiles de cuisine dans le tiroir. Son achat le plus judicieux restait sa cocotte minute achetée au printemps à Paris qui lui permettait de se débarrasser en deux temps trois mouvements des corvées de cuisine qu'elle jugeait fastidieuses et inutiles au vu  du peu de  satisfaction qu'elle en retirait. 

 Mamie préférait la conduite de sa ford capri au fort parfum de cuir . 

Et moi, une horloge que j'écoutais égrener des secondes où je ne faisais que rêver et écouter le temps qui passait comme je le voulais. 

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Rédigé par olympia

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Publié le 22 Juin 2020

     Il avait fallu que je remette en marche cette horloge. Elle était vieille comme j'aime : en formica, rouge et noir, une forme décalée. Rien qui n'en fasse une horloge de cuisine dans la norme même pas le bruit de la trotteuse et du mécanisme. De toutes façons, qu'aurait fait chez moi une horloge ronde ou rectangulaire ou carrée... Rien, absolument rien sauf me désespérer d'un tic tac entendu partout et peut-être même dans le monde entier avec la même désespérance, le même soupir du matin pour se préparer et aller pointer. Mais là, rien de tout ça... un son singulier dû à la singularité même du mécanisme. Ce petit bitoniau, cette petite protubérance noire et discrète au dos de l'horloge, rien ne semblait indiquer qu'il était le gardien du temps retrouvé ou du temps perdu à venir. Il était là, venu d'un autre temps, celui des vieilles horloges de cuisine en formica, celui du temps où on choisissait chez son horloger bijoutier entre une horloge jaz, vedette ou Bayard, où on rivalisait dans une palette de formes, de couleurs et où la seule forme connue de tous restait le cercle du cadran et le décompte régulier des secondes. 

Les horloges comtoises, bretonnes massives et autoritaires prenaient place dans les salons-  vestige d'une norme bourgeoise de bon aloi - destinée au voisinage avide de conformité et de signes extérieurs de réussite. Elles rappelaient aux femmes la dure réalité du cirage et de l'entretien des meubles de familles ou destinés à l'être un jour, le cirage et le lustrage répété et usant des meubles lourds et imposants, répété mais indispensable pour la considération de tous. Car il s'agissait de se faire bien voir et de pouvoir ouvrir sa porte en toutes circonstances dans un intérieur brillant et aussi poli que les phrases bien apprises dans les journaux féminins où l'art de recevoir, d'accueillir son époux en fin de journée était érigé au rang des dix commandements. 

Le design s'invitait plus discrètement dans les cuisines qui étaient devenues le lieu de toutes les audaces, le lieu des inventions que le salon des arts ménagers vantait avec d'autant plus d'audace et de témérité que les foyers s'en montraient friands et gourmands du moins par le regard. La profusion d'appareils ménagers tous plus utiles les uns que les autres car nouveaux et surtout électriques avaient envoyé au rebus l'ouvre boîte manuel, le fouet qui vous tétanisait les muscles pour préparer les blancs en neige et le rouleau à tarte. Les femmes rêvaient d'un mixer comme ultime acquisition d'une confort moderne et facilitateur de leur vie monocorde au foyer, et le tic tac rassurant de l'horloge murale dans la cuisine devenait le symbole des jours qui passaient et se rapprochaient peu à peu de ce confort. 

 

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Rédigé par olympia

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Publié le 6 Juin 2020

Tu cries tes silences

Je pleure mes bonheurs

Tu tais le passé

J'écoute le futur.

 

Tu fuis le présent

Je plonge dans l'instant

Le froid te remplit

La chaleur me comble

Tu mens chaque seconde

Et je compte les heures

 

Et si tu es moi?

Et si je suis toi... 

 

 

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #olympia n'en fait qu'à sa tête

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Publié le 24 Avril 2020

Je te veux tout entier

Pour moi et à jamais

Je te veux, c'est un fait

Sans attendre, sans délai.

 

J'partage pas

Je n'veux pas

Que tes yeux la pénètrent

Que ton coeur batte pour elle

Qu'tu la caresses 

Qu'tu la dévores

Une fois et puis encore.

 

Je te veux, c'est brutal

Un éclat, une lame

Je pourrais dire je t'aime

Ce serait du pareil au même.

 

Vendredi 24 avril 2020

 

 

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #Le vendredi c'est poésie!

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Publié le 26 Mars 2020

 

 

L'oiseau pleurait

L'oeuf brisé au nid

L'oiseau pleurait

L'arbre abattu

L'oiseau pleurait

Le printemps disparu.

 

L'oiseau pleurait

Les temps maudits

La fureur et les bruits

Notre cervelle d'étourneau

Notre hiver sans fin

L'homme assassin

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #Poèmes

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Publié le 14 Mars 2020

Sa H est sans limite

Son O un infini

Le N au féminin

Dans sa nuit sans fin.

 

Un X prononcé Ex

Une mise à l'index

Un état de folie 

Narcisse c'est bien lui

Le pervers aussi.

 

H de la haine

H Harceleur

J'appose ici mes M

Mon seul diadème

De reine

 

Roi et fou à la fois

Ton Echec solitaire

Receleur de ta H

Le mat est ton chemin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #Olympia bouillonne

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Publié le 9 Mars 2020

Ta main avait caressé les bleus de mon âme

Cette nuit là, doucement...

Ta main avait frôlé mes cheveux et mes larmes

Et mes cils... mes tourments

 

La bougie t'a veillé

Et moi, assise au bord.

 

Mon âme, mon frère

Mon sourire et nos larmes

Tes silences étaient donc 

un décompte pour un drame

 

L'horloge s'est arrêté

Et le temps devenu mort

Le printemps s'est figé

Un matin, à l'aurore

 

Ton corps devenu froid

Ton âme s'est envolée

Au plus haut, loin là-bas

Les anges t'ont emmené. 

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #Poèmes

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Publié le 9 Mars 2020

Un arbre est tombé

Un homme se meurt

Une corde à son cou

Celle de ses peurs

Un noir dégoût

Et ce fut l'heure.

 

Une corde, une poutre

Le petit matin

Et la solitude

Celle de nos chagrins.

 

Mon frère, mon âme

Mon plus que tout

Les vagues sont des lames

Celles de mon dégoût.

 

Comme soeur et frère

Comme frère et soeur

L'horloge est amère

Elle ne compte plus les heures.

 

 

 

 

 

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Rédigé par olympia

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Février 2020

J'avais oublié ton amour

J'avais oublié nos vieux jours

J'avais oublié ton odeur

Mais pas celle de la peur

 

J'avais oublié tes yeux bleus

J'avais oublié l'âtre du feu

J'avais oublié toutes ces cendres

leurs mensonges, leurs méandres

 

J'avais oublié mon amour

J'avais oublié ton retour

J'voulais oublier que je t'aime

J'voulais oublier nos poèmes

 

J'voulais oublier et puis non

 

Olympia 1er février 2020

 

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Rédigé par olympia

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Publié le 25 Mars 2018

Le vois-tu venir mon amour
Ce dimanche avec sa gueule moche
Ce cancrelat qui tourne autour

De ce jour triste comme un son d'cloche
Oh temps suspends mes heures de vol
Et couvre mon coeur de patine
Quand la déprime me racole
Que ses maux de passe me chagrinent
Entends-tu la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi Caresse moi

C'est un dimanche comme tant d'autres
Qui déjà me vide le coeur
Une petite bête noire se vautre
Impunément sur mes humeurs
J'ai la déprime à fleur de peau
Et l'automne dans les entrailles
Pas une bière placebo
Ne peut soigner ce qui m'entaille
Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres

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Rédigé par olympia

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Publié le 25 Janvier 2018

T'embraser aux délices de mes lèvres

T'effleurer de la soie de ma peau

M'enivrer de ton cuir

Apaiser mes brûlures

Murmurer les désirs

Apaiser notre faim

Repartir

 

 

 

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Rédigé par olympia

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Publié le 17 Août 2017

Je ne rêve plus, Je ne fume plus, 
Je n’ai même plus d’histoir’ 
Je suis sal’ sans toi,  Je suis laid sans toi, 
Je suis comme un orphelin dans un dortoir 
Je n’ai plus envie De vivre ma vie Ma vie cesse quand tu pars 
Je n’ai plus de vie Et même mon lit Se transforme en quai de gar’ Quand tu t’en vas 

Je suis malade, Complètement malade 
Comm’ quand ma mèr’ sortait le soir Et qu’ell’ me laissait seul avec mon désespoir, 
Je suis malade, Parfaitement malade, 
T’arrives on ne sait jamais quand, Tu r’pars on ne sait jamais où 
Et ça va faire bientôt deux ans Que tu t’en fous 

Comme à un rocher Comme à un péché 
Je suis accroché à toi, 
Je suis fatigué, Je suis épuisé 
De faire semblant d’être heureux quand ils sont là 
Je bois tout’s les nuits, Mais tous les whiskys 
Pour moi ont le même goût Et tous les bateaux Portent ton drapeau, 
Je ne sais plus où aller, Tu es partout 

Je suis malade, Complètement malade, 
Je verse mon sang dans ton corps 
Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors, 
Je suis malade, Parfaitement malade, 
Tu m’as privé de tous mes chants, Tu m’as vidé de tous mes mots, 
Pourtant, moi j’avais du talent Avant ta peau 

Cet amour me tue, Si ça continue 
Je crév’rai seul avec moi 
Près de ma radio Comme un gosse idiot 
Écoutant ma propre voix Qui chantera... 

Je suis malade, [...]
Et j’ai le coeur complètement malade, Cerné de barricades, T’entends, je suis malade
 

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Rédigé par olympia

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Publié le 27 Avril 2017

"Mais l'amour est un mal dont je me souviens encore...."

Now and then I think of when we were together
Like when you said you felt so happy you could die
Told myself that you were right for me
But felt so lonely in your company
But that was love and it's an ache I still remember

You can get addicted to a certain kind of sadness
Like resignation to the end, always the end
So when we found that we could not make sense
Well you said that we would still be friends
But I'll admit that I was glad that it was over

But you didn't have to cut me off
Make out like it never happened and that we were nothing
And I don't even need your love
But you treat me like a stranger and that feels so rough
No you didn't have to stoop so low
Have your friends collect your records and then change your number
I guess that I don't need that though
Now you're just somebody that I used to know
Now you're just somebody that I used to know
Now you're just somebody that I used to know

Now and then I think of all the times you screwed me over
But had me believing it was always something that I'd done
And I don't wanna live that way
Reading into every word you say
You said that you could let it go
And I wouldn't catch you hung up on somebody that you used to know

Refrain. But you didn't have to cut me off....

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Rédigé par olympia

Publié dans #Le coeur d'Olympia bat pour

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Publié le 6 Février 2017

Profiter

des rêves,

des silences, des étoiles,

de celles qui restent

et de celles déjà mortes 

 

et oubliées.

 

Olympia, le 7 février 2017

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Rédigé par olympia

Publié dans #Poèmes

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